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Miscellanées #1 : Repérez les tous !

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Au sein d’un film, au-delà de l’histoire principale, un monde parallèle prend souvent place. Il s’agit du petit monde des références cachées, qui foisonnent dans certaines productions. Elles sont l’occasion pour les artistes en charge du film de se faire un petit plaisir, une petite dédicace ; ajoutent d’autant plus de piment à l’intrigue par un savant art de l’indice caché. Pour qui se proposent de les découvrir, de toutes les appréhender, le film devient alors un jeu de piste. Et s’il ne les a pas découverts au premier visionnage, le spectateur pourra toujours se replonger dans le film plus tard et se rendre compte qu’il a laissé passer bon nombre de trésors occultés.

Les références à d’autres films :

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Zorg, le personnage de Toy Story 2 aux répliques inspirées de Dark Vador.

 

Il s’agit sans doute du concept le plus évident. Certaines productions comme Toy Story 2 ou Kick Ass en sont bourrés. Certains réalisateurs en ont fait une marque de fabrique comme Tarantino. Elles peuvent être évidentes ou plus obscures.  La référence à d’autres productions, par des musiques, des répliques, des personnages, des scènes est un classique du cinéma. Les plus légendaires moments du 7ème art ont souvent fait des émules : les grands moments de Star Wars par exemple, se retrouvent dans maints films, séries et parodies. Par ces petites dédicaces de cinéphile à cinéphile, les productions prennent une saveur encore plus pimentée. Difficile de résister à la fierté -parfois un peu teintée d’onanisme intellectuel- d’avoir découvert toutes les références d’un film.

Les références hors cinéma :

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« Follow the White Rabbit »-Matrix.

Plus poussée et généralement réservée aux plus grands chefs d’œuvres ou aux films d’art et d’essai-encore que- la référence explicite à d’autres fictions, concepts ou œuvre d’arts non cinématographiques donne souvent aux productions qui l’ose un coté encore plus profond, imaginatif et puissant. Qu’il s’agisse de références à la culture populaire, à l’art ou à la littérature, elles sont rarement là par hasard. Sans parler des références religieuses (parfois assez lourdes comme dans la fin de Prédictions) ou mythologiques, également très prisées. Dans Brazil ainsi, Terry Gilliam ne se prive pas de s’inspirer du surréalisme et de la culture japonaise. Quand à la trilogie Matrix, elle est un foisonnement de références (à la Bible, à Alice aux pays des Merveilles, à la mythologie grecque…).

Les images subliminales :

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La scène de sexe aux fenêtres dans Bernard et Bianca, semble-t-il supprimée dans la version DVD.

 

Beaucoup plus controversées, les images subliminales, ses images trop rapide pour être vues à l’œil nue mais visible et enregistrées inconsciemment. Leur existence réelle dans la vie de tous les jours et leur impact mental véritable sont toujours en débat, mais elles trouvent dans le cinéma une utilisation plus ludique. Grâce à elles, les artistes peuvent se permettre des plaisirs plus ou moins gamins. Qui n’a pas entendu parler des fameuses images subliminales sexuelles-plus ou moins capillotractées- contenues dans les Disney ? (cf image et cette vidéo malheureusement assez catastrophique sur le plan de l’orthographe).

Le Wilhem Scream :

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Le cri de Wilhelm dans la scène qui lui donna son nom.

Autre référence, sonore cette fois-ci. Le « Wilhem Scream » un cri extrêmement particulier (à écouter ici) est devenu un classique de la « private joke » de bruiteurs. A l’origine présent dans Les Aventures du Capitaine Wyatt, et baptisé ainsi en l’honneur du personnage qui le « pousse » dans The Charge At Feather River, il est devenu un clin d’œil ultra-récurent. On le retrouve quasiment partout et dans presque toutes les superproductions (voir ici). Ce cri si caractéristique est devenu tellement omniprésent qu’une fois que vous le connaitrez, vous ne manquerez pas de le repérer partout. Et de sauter comme un cabri sur votre chaise dés qu’il retentira au cinéma.

Les placements de produit :

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James Bond : des meufs, des bières.

Beaucoup moins marrants, les placements de produit n’en sont pas moins incontournables. A l’heure où le rentable prime souvent sur l’artistique, la plupart des blockbusters deviennent de véritables panneaux publicitaires. Le placement de produit, qui touche aussi le monde du jeu vidéo, est plus ou moins discret : il peut être une simple image subliminale ou une évidente mise en scène. Mais il reste l’œuvre d’une vision cynico-commerciale du cinéma assez déplorable, car il ne brille jamais par sa finesse. Il est de plus en plus présent et de plus en plus mis en avant. Si certaines publicités ressemblent maintenant à des scènes de films, certaines scènes de films paraissent dorénavant semblables à des publicités. Un moment du film World War Z, pour ne citer que lui, a ainsi fait scandale pour cette raison. Mais la mode n’est pas nouvelle : le personnage de James Bond est depuis très longtemps déjà autant agent secret qu’homme sandwich (cf image)…

Les caméos :

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Caméo d’Alfred Hitchcock dans Lifeboat (1944).

 

Qu’est ce qui est désigné sous le nom barbare de caméo ? Tout simplement une apparition clin d’œil d’un membre de l’équipe technique, du réalisateur, d’un acteur célèbre ou d’un fameux personnage. La durée d’un caméo est forcément courte, variant d’une image subliminale à une courte scène en passant par un passage inaperçu.  L’inventeur du caméo serait Alfred Hitchcock, qui adorait se mettre brièvement en scène dans ses films. La mode est toujours vivace : chacun se rappellera ainsi le récent et mémorable caméo de Wolverine-Hugh Jackman dans X-Men, le Commencement. Certains, en tout cas,  sont devenus des spécialistes de l’apparition éclair, comme Stan Lee, le moustachu inventeur de nombreux comics.  Si vous aimez les caméos, voici un super dossier d’Allo Ciné à voir ici.

Bonus hors thématique :

Les Musiques de Bande-Annonce :

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Quand la Bande-Annonce de The Artist pique la musique d’un autre film.

Avez-vous remarqué à quel point les musiques de bande-annonce peuvent elles être différentes de la bande-son du film ? En réalité les bandes-annonces, en terme sonore, obéissent à une logique totalement propre et souvent complètement coupé du film. Pour attirer le spectateur dans les salles obscures, les producteurs n’hésitent pas à mettre en scène une ambiance musicale entraînante mais à des années lumières du réel travail du compositeur en charge du film. Néanmoins, si vous vous appelez Hans Zimmer, Howard Shore, John Williams ou Dany Elfman, nul doute que votre travail sera mis en avant. Dans le cas contraire, les chansons extérieures sont privilégiées. Les studios font même de plus souvent appel à une boite « spécialisée » dans la musique de bande-annonce et qui s’attache à offrir au spectateur un travail résolument tourné vers l’épique et le sensationnel. Parmi ces boites, Two Step From Hell est l’une des plus connues et plus reconnues (deux exemples de leurs créations ici et ici). Il est également de plus en plus courant que les producteurs choisissent pour la bande-annonce de leur film…la musique d’un autre film et d’un autre compositeur ! Life and Martyr of David Gale fut ainsi utilisée à la fin de la BA de The Artist, dans celle de The Iron Lady… Et dans l’extraordinaire bande-annonce de la Taupe (2011), on retrouve la musique de… The Wolfman (2010) ! Pas vraiment le meme univers, et pourtant…

licontinovich

Etudiant fanatique de ciné, tout simplement.

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