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Top’là #2 : 15 films allemands que vous allez aimer. (2/2)

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Deuxième partie du top, consacré à des films pour les plus cinéphiles d’entre vous.

 

7- Aguirre : la colère de Dieu de Werner Herzog -1972 :

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Le voyage cauchemardesque du « conquistador » Aguirre recherchant l’Eldorado reste, avec Fitzcarraldo, la pièce maîtresse de la filmographie de Werner Herzog. Un film concentré sur la descente aux enfers mentale d’un homme : Aguirre. Incarné avec une flamme inégalable par le génial Klaus Kinski dans son rôle le plus mémorable, le « conquistador » est un symbole inoubliable de l’obsession et de la folie.

Le plus : Klaus Kinski, est-il besoin de le dire de nouveau ?

6- Paris, Texas de Wim Wenders -1984 :

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Ce film lent et long peut aisément dérouter mais une fois plongé dans le road-movie atypique de Wenders, on peut aussi en apprécier toute la subtilité infinie. En tout cas, les performances de Nastassja Kinski et d’Harry Dean Stanton-malheureusement maintenant abonné aux petits rôles- valent à elles seules le détour.

Le plus : Le rythme tranquille du film, qui peut être aussi ennuyeux que savoureux.

5- Loulou de Georges Wilhelm Pabst -1929 :

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Un autre portrait des complexités de l’âme humaine. Loulou le personnage éponyme devint mythique grâce à l’interprétation de Louise Brooks- dont la coiffure inspira le personnage d’Uma Thurman dans Pulp Fiction. Brooks offrait ici au monde du cinéma une composition aussi sulfureuse qu’inspiré.

Le plus : l’apparition de Jack l’Eventreur.

4- Le Cabinet du Docteur Cagliari de Robert Wiene -1920 :

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Le chef d’œuvre de l’expressionisme allemand, un cauchemar fait film où la folie règne en maitre. Impressionnant pour l’époque, le récit des manigances du Docteur Cagliari vaut toujours le détour par  sa vision pessimiste de la psychologie humaine.

Le plus : Les décors tordus comme l’esprit des personnages.

3- Faust, une légende allemande de Friedrich Wilhelm Murnau -1926 :

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Ce n’est sans doute pas le film le plus connu du réalisateur de Nosferatu, mais il l’un de ses meilleurs. Cette version du mythe de Faust, le savant qui vend son âme au diable, a par certains aspects un peu vieilli. Mais par d’autres elle reste mythique : inventive, efficace, truffée de bonnes idées, de scènes marquantes et grandioses.

Le plus : La scène où Méphisto se matérialise, gigantesque, au dessus d’une ville (cf image).

2- M le Maudit de Fritz Lang -1931 :

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Cette plongée au cœur d’une ville traumatisée par un tueur d’enfants reste l’autre chef d’œuvre de Fritz Lang avec Métropolis. Une œuvre prophétique où le portrait d’une société tourmentée par ses démons annonce directement le nazisme. Impressionnant de maitrise, M le Maudit reste une référence quasiment inégalée en ce qui concerne les réflexions sur le mal, l’exclusion, la violence sociale et l’anormalité. Où sont les monstres, qui sont les bourreaux ? Peter Lorre y trouvait le rôle de sa vie.

Le plus : La musique de Grieg, In the Hall of the Mountain King, sifflotée par M.

1-L’Ange Bleue de Josef von Sternberg -1930 :

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Chef d’œuvre absolu, ce rôle consacrait l’immortelle Marlene Dietrich en star tout aussi absolue. Celle qui devait se distinguer par son combat contre le nazisme donnait ici toutes ses lettres de noblesse au mot « femme fatale ». Dans ce qui fut son premier grand rôle, Marlene et son regard inoubliable réussissait à offrir au cinéma une des plus grandes compositions de l’histoire. On en oublierait presque Emil Jannings (le premier lauréat d’un Oscar, moins courageux que Dietrich à propos du nazisme), immense lui aussi.

Le plus : Marlene, of course.

licontinovich

Etudiant fanatique de ciné, tout simplement.

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