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TOP 150 : LES PLUS GRANDS MÉCHANTS DE L’HISTOIRE DU CINÉMA. (125-100)

Suite du top 150 des plus grands méchants de l’histoire du cinéma.

Attention, à lire avant de commencer :

- Il est nécessaire avant toute chose de définir ce qu’est un méchant. Dans ce top on entendra par Méchant « tout personnage ayant, par ses actions ou ses pensées, un comportement de nature à devenir l’ennemi d’un héros ou de choquer une morale socialement admise ».

- Ce top se limite à des méchants individuels ou en duo,  et n’inclue donc pas les méchants de groupe comme les oiseaux d’Hitchcock, les martiens de Mars Attack, les vélociraports de Jurrassic Park, ect…

-Ce Top est par définition personnel et donc subjectif, il ne reflète que mon avis, et vous avez entièrement le droit de ne pas être d’accord.

-Personne n’a la science infuse en matière de cinéma et surtout pas moi, il y a donc forcément des oublis.

-Pardon d’avance pour les fôtes d’ortografes.

-Possibilité de spoilers.

125- Popaul- Le Boucher. (1970)

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Autre rôle de méchant de Jean Yanne, toujours dans un Chabrol. Le génial acteur français est à nouveau magistral dans la peau de ce tueur de femmes, de prime abord sympathique et attachant.

Son interprète : Jean Yanne.

Sa scène : la scène dans  l’école.

Le point culture : Nouvelle collaboration Chabrol/ Jean Yanne, le Boucher suit directement Que la Bête meure, puisqu’il est sorti un an après.

124- Ursula – La Petite Siréne (1989)

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“And don’t even underestimate the power of body language!”

Ursula, la cecaelia (sirène pieuvre) désirant voler la voix d’Arielle, est restée comme l’une des méchantes les plus marquantes de l’univers Disney pour ses chansons délirantes autant que pour ses pouvoirs mortels.

Son interprète : Pat Caroll.

Sa scène : Celle où elle devient gigantesque.

Le point culture : Ursula fut inspiré par la drag-queen Divine.

123- Les tantes Brewster- Arsenic et Vieilles Dentelles (1944).

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Aussi drôles qu’impitoyable, les tantes d’Arsenic et Vieilles Dentelles traumatisèrent le pauvre Cary Grant dans le chef d’œuvre comique de Frank Capra. Ingénues, elles se donnent simplement pour but de venir en aide aux vieux solitaires.  En les tuant, afin de mettre fin à leurs problèmes. Normal.

Ses interprètes : Josephine Hull et Jean Adair.

Leur scène : celle où elles expliquent à leur neveu pourquoi elles ont tué le vieux monsieur dont il a découvert le cadavre. Impossible de ne pas mentionner toute les scènes où l’oncle fou gravit les escaliers en se prenant pour Roosevelt.

Le point culture : Arsenic et Vieilles Dentelles était à l’origine une pièce de théâtre où Von Stroheim et Boris Karloff jouèrent le même rôle. Les tantes étaient jouées par les même actrices qui les incarnèrent au cinéma.

122- La sorcière de Blair- Le Projet Blair Witch (1999)

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Jamais identifiable nettement à l’écran, la sorcière de Blair a pourtant marqué des générations de cinéphiles. Elle est en effet le péril invisible qui fonde le suspense du Projet Blair Witch, premier film a avoir osé (et réussi) le défi de filmer toutes ses scènes comme s’il s’agissait de l’enregistrement d’une caméra amateur. Le film a fait date et est le précurseur de tous ces films d’horreurs que sont Rec, Cloverfield ou Paranormal Activity.

Son interprète : aucun.

Sa scène : la scène finale du film.

Le point culture : en plus de laisser une liberté quasi-totale aux acteurs pour s’approcher au plus prêt d’une apparence de documentaire, l’équipe du film révolutionna le marketing de cinéma par le lancement de rumeurs internet laissant entendre que les acteurs avaient réellement disparus.

La mention : Dans le genre « méchant traumatisant que l’on ne voit jamais » mais dans un tout autre registre : le chasseur qui tue la mère de Bambi, non inclu dans ce top pour cause d’apparition trop fugace, ce qui n’enlève rien au dramatique de la scène du classique Disney.

121- « Enculado »- Le chacal du désert (1989).

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« Moi je suis l’enculé que tout le monde craint. Je suis l’enculé suprême. Je suis enculado ! »

Délirant Western de Robert Rodriguez, le chacal du désert mettait en scène un acteur quasi amateur, Hector Caraçao, en roue libre totale dans le rôle d’Enculado, le « hijo de puta » que craint tout le Mexique, un bandidos sans foi ni loi qui s’est juré d’être le plus gros bâtard des Amériques. Enculado ne recule devant aucun coup bas, aucune attaque gratuite, aucune destruction. Le rôle est devenu culte.

Son interprète : Hector Caraçao.

Sa scène : Celle où il dégomme tout un saloon, avec un gun, juste pour le plaisir de faire « un complément à son petit déj’ ».

Le point culture : ce personnage est un fake, bien évidemment. ©Antoine Lapresle pour Enculado et Guillaume Compain pour Hector Caraçao.

121- Georges Lajoie – Dupont-Lajoie (1975) 

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Georges Lajoie est un homme détestable, un moins que rien mais c’est malheureusement un homme banal. Un bâtard ordinaire. Un simple représentant d’une France beauf raciste et lâche, qui utilise la peur de l’autre pour protéger ses propres crimes.  Dans ce film coup de poing, impitoyable réquisitoire contre la connerie, on passe d’une comédie à la sauce Bidochon à l’horreur la plus absolue. Jean Carmet était parfait dans ce très ingrat rôle d’ordure sans gloire.

Son interprète : Jean Carmet.

Sa scène : La scène gerbante où il accuse des arabes de son propre crime.

Le point culture : le titre du film vient de l’expression Ducon-Lajoie, désignant des cons.

120- Lotso- Toy Story III (2010). 

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Si le troisième épisode de la saga Toy Story est peut-être le meilleur, c’est aussi grâce à son méchant, un personnage ambigu et génial comme seul Pixar sait les créer : l’Ours en Peluche Lotso, devenu désabusé et mauvais suite à son dramatique abandon.

Son interprète : Ned Beatty.

Sa scène : le flash-back de son abandon.

Le point culture : Le doubleur de Lotso, Ned Beatty a commencé sa carrière cinéma par le film Délivrance, où il se faisait violer !

119- Emile Gravier- La Cité de la Peur (1994). 

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« On ne peut pas tromper mille fois une personne… »

On a rarement vu méchant plus ridicule qu’Emile Gravier le sérial killer de la Cité de la Peur, faussement menaçant et réellement hilarant. Puant de la gueule, répétant à l’infini une citation qu’il n’arrive jamais à prononcer correctement, il offre au génial film des Nuls un antagoniste légendaire.

Son interprète : Sam Karmann.

Sa scène : Le « prenez un chewing-gum Emile ».

Le point culture : la fameuse citation d’Emile est inspirée d’une phrase d’Abraham Lincoln : « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps et tout le monde quelques fois, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ».

118- La Bête- Cloverfield (2008).

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Personne ne sait d’où elle vient. Peu de monde peuvent dire dans le détail à quoi elle ressemble. Mais elle va tout détruire sur son passage. Véritable modèle de réalisation, Cloverfield et sa titanesque bestiole se résument par le mot efficacité, présent dés la campagne d’affichage où la statue de la Liberté décapité à impacté les esprits. Comment ne pas y voir une allusion sous-jacente au 11 septembre, où l’Amérique fut aussi touchée sur son sol, à New York et directement sur ses symboles ?

Son interprète : aucun.

Sa scène : La scène du métro.

Le point culture : La gigantesque bestiole qui attaque New York agite le débat sur internet quand à son origine. Pour certains, il s’agit de Ctuhulu, le mythique monstre de Lovecraft. Pour d’autres, elle viendrait de l’espace, on apercevrait en effet une ombre tomber dans l’eau dans une scène du film.

117- Hadés – Hercule (1997).

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Lorsque Disney s’attaque à la mythologie grecque, la relecture est aussi funky que mémorable. Hadés, le dieu souverain des enfers, y est  colérique, ténébreux, jaloux et.. bien souvent ridicule. Depuis les enfers et le flot des âmes en passant par toutes les créatures qu’ils convoquent, Hadès est le juste reflet de la créativité de ce classique.

Son interprète : James Wood.

Sa scène : la libération des Titans, autres personnages géniaux. (« Ecraser Zeus… »)

Le point culture : Hadès n’a aucun caractère maléfique dans la mythologie grecque originelle, de même que les enfers qui ne sont pour les hellènes qu’un au-delà global. Mais progressivement, sa position de seigneur de l’au-delà ténébreux en a fait un antagoniste régulier des relectures de la mythologie grecque comme ici ou dans le Choc des Titans. En réalité, outre les nombreux monstres du folklore, les véritables ennemis des dieux dans la mythologie grecque sont leurs ancêtres : les… Titans, des géants humanoïdes.

116- le Diable – L’Imaginarium du Docteur Parnassus (2009).

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Le grand Tom Waits incarne un diable absolument génial dans le film de Terry Gilliam. Grâce au charisme de l’acteur, à son physique si particulier et à sa voix grave, le personnage respire une classe tranquille et doucement menaçante doublé d’un grand cynisme. La plus « gentleman » et posé des incarnations de Satan est peut-être la meilleure de l’histoire du cinéma. L’Imaginarium du Docteur Parnassus, véritable pépite de Terry Gilliam, reste un modèle d’onirisme et d’imagination sachant à merveille jongler entre rêve merveilleux et réalité.

Son interprète : Tom Waits.

Sa scène : Sa rencontre avec le Docteur Parnassus.

Le point culture : En plus d’être un musicien d’exception, Tom Waits est un excellent acteur et pas seulement dans ce film. On peut le voir à l’œuvre notamment dans Rusty James de Coppola ou Down by Law de Jim Jarmusch, entre autres.

115- Le Chiffre- Casino Royale (2006).

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La relecture du mythe James Bond par Martin Campbell fut un succès grâce au ton sombre et puissant du film mais également grâce au charisme d’un méchant incarné par le fabuleux acteur danois Mads Mikkelsen. Tour à tour menaçant et fragile, ce joueur professionnel aux larmes de sang a su s’imposer comme l’un des plus grands méchants d’un agent secret qui en compte pourtant de fameux.

Son interprète : Mads Mikkelsen.

Sa scène : impossible de choisir entre l’interrogatoire de la corde et la partie de poker.

Le point culture : Dans le livre, la scène de torture de la corde trouble Bond au point de lui faire envisager la retraite.

114- Tetsuo – Akira (1988)

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Adapté de l’un des plus fameux mangas jamais créé (par Katsuhiro Otono), Akira est un film gravé dans le marbre au panthéon des plus grands dessins animés japonais de l’histoire. Tout comme Tetsuo, son protagoniste aux capacités télékinésistes démentielles, tour à tour mégalomane et agressif puis sanglotant et ivre de la douleur de ses pouvoirs.

Son interprète : Nozomu Sasaki

Sa scène : celle où il érige les bases de son Empire.

Le point culture : Akira est une allégorie du monde post-2nde guerre mondiale après le passage de Little Boy.

113- Karaba – Kirikou et la sorcière (1998).

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« Tremblez d’effroi, tremblez de joie, car voici Karaba ! »

Les histoires européennes n’ont pas le monopole des sorcières maléfiques. Dans le conte merveilleux et profond de Michel Ocelot, Karaba la sorcière terrorise tout un village africain. Dans ces cas là, on a souvent besoin d’un plus petit que soit. Méfiez vous néanmoins, chez Ocelot les apparences peuvent être trompeuses et les gens sont souvent méchants uniquement parce qu’un petit souci les affecte.

Son interprète : Awa Sene Sarr.

Sa scène : La scène du clou.

Le point culture : Les fétiches à la solde de Karaba s’inspirent de plusieurs cultures africaines de l’Ouest : moumouyé pour le fétiche preneur, oyoni pour le fétiche parleur… D’autres sont des inventions comme le fétiche renifleur.

112- Kévin – Sin City (2005).

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Si vous pensez qu’Elijah « Frodon » Wood ne peut incarner que des gentils, détrompez vous. Dans le sombre Sin City, l’acteur est impressionnant en psychopathe sombre et silencieux à l’allure frêle mais aux réflexes surhumains. Un monstre impassible dont la cruauté n’a d’égal que l’horreur de sa mort.

Son interprète : Elija Wood.

Sa scène : Sa mort, à vomir.

Le point culture : Robert Rodriguez a du faire des pieds et des mains pour convaincre Frank Miller d’adapter ses comics. Au final, le dessinateur est même co-réalisateur et a écrit lui-même l’épilogue.

La mention : Dans Sin City, film sur un monde sans foi ni loi, Kévin est loin d’être le seul méchant. On pourrait également citer, entre autres, le détestable Yellow Bastard, Roark Junior.

111- Christian Szell – Marathon Man (1976).

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“Is it safe?”

Les nazis ne sont pas dangereux seulement pendant la 2nde Guerre Mondiale. Parfois, ils reviennent spécialement d’Amérique Latine,  pour récupérer leurs trésors de guerre. Là est la base du scénario du classique Marathon Man où Laurence Olivier, impérial comme toujours, incarne un ancien bourreau des camps.

Son interprète : Laurence Olivier.

Sa scène : L’interrogatoire de « dentiste ».

Le point culture : Deux pour l’occasion : le lieu d’où vient Christian Szell n’est pas anodin, en effet de nombreux nazis s’exilèrent en Amérique du Sud, comme Mengele qui a inspiré le personnage. 2ème anecdote : la légende comme quoi Laurence Olivier aurait répondu à un Dustin Hoffmann qui s’efforçait de courir pour paraitre fatigué « Et si vous vous contentiez de jouer ? » est à priori fausse. En réalité, Dustin Hoffmann cherchait à évacuer les ennuis de son divorce par le  footing. La phrase de Laurence Olivier venait juste lui apporter du soutien.

110- Le Bouffon Vert – Spiderman (2002).

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« Viré,  vous croyez ?»

Si Vénom fut ridiculisé par son adaptation cinématographique, on ne peut pas en dire autant du Bouffon Vert, l’autre archennemi de Spiderman. Dans le film de 2002, William Dafoe, acteur intense, rendait au mieux le dédoublement inquiétant de personnalité du personnage. Le Bouffon Vert s’est imposé comme l’un des plus grands méchants de comics du cinéma et au vu des autres (le Joker, Magneto…) ce n’est pas peu dire. Les films de Sam Raimi sont des précurseurs de la vague de super-héros qui continue de s’abattre sur nos écrans.

Son interprète : Willem Dafoe.

Sa scène : La scène du miroir.

Le point culture : En anglais, le Bouffon Vert s’appelle le Green Gobelin, soit en traduction littérale le Gobelin Vert.

109- Godzilla – Godzilla (1954).

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Dans le classement des grosses bébétes capables de détruire à elles seules toutes une ville, Godzilla, produit d’expériences nucléaires, occupe la première marche du podium sans forcer. Ce croisement  entre un lézard, un T-rex et un stégosaure fait parti du folklore cinématographique depuis ses débuts au Japon. Monstre  agressif la plupart du temps, il est parfois devenu un symbole positif.  Gageons que la prochaine adaptation du mythe par le réalisateur de Monster ne devrait qu’accentuer le phénomène, au vu de la bande annonce angoissante sortie récemment.

Son interprète : aucun.

Sa scène : L’apparition du monstre.

Le point culture : Godzilla a son étoile sur le Hollywood Boulevard.

La Mention : King Kong, le premier et le plus mémorable des personnages de film de Monstre, non inclus dans ce top car trop perçu comme positif.

108- Biff Tanen – Retour vers le Futur (1985).

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Dans le genre gros bâtard débile, Biff Tanen se posait là. Non seulement la grosse brute de Retour vers le Futur est un affreux crétin dans le présent comme dans le passé mais en plus toutes les générations de sa famille sont tout aussi agressives et débiles.

Son interprète : Thomas Francis Wilson.

Sa scène : Celle où il se prend une grosse beigne dans la tronche. Parce que bon, ça fait du bien.

Le point culture : Ce personnage fut nommé d’après un directeur des studios Universal, Ned Tanen.

107- Auric Goldfinger- Goldfinger (1964).

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Avant Blofeld, Mr “Je caresse mon chat persan”, il y avait eu un autre méchant mythique : Auric Goldfinger. Ce bandit bien nommé ne vise rien de moins que la réserve de Fort Knox ! Et il a une manière bien à lui d’exprimer sa jalousie : recouvrir la fille infidèle d’or jusqu’à l’asphyxie. Une belle obsession des choses dorées.

Son interprète : Gert Fröbe.

Sa scène : Celle où il triche aux cartes et où Bond intervient.

Le point culture : Pour jouer le rôle, les producteurs avaient initialement pensé à Orson Welles.

La mention : Impossible d’évoquer Goldfinger sans parler de son garde du corps Odjob, l’homme avec l’arme la plus originale du monde : son chapeau tranchant. Le meilleur bad side-kick des James Bond avec Requin et Mr Wint et Mr Kidd.

106 – Le Lapin Tueur– Monty Python Sacré Graal (1975).

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« Amenez moi la Sainte Grenade ! » 

Une scène, une seule, et ce personnage est devenu culte. Comble de l’absurde, il symbolise à lui seul tout le génie des Monty Pythons. Dans le classique de la troupe britannique, les chevaliers du Graal se retrouvent devant une grotte que l’on dit gardé par un monstre terrifiant qui s’avère être…un lapin ! Gardez vous de penser que cette bête sera facile à tuer, néanmoins…

Son interprète : aucun.

Sa scène : Il n’en a qu’une, ce n’est donc pas compliqué de choisir.

Le point culture : le 106ème du top devait à l’origine être Salieri d’Amadeus (Milos Forman, 1984), interprété par Fahrid Murray Abraham, finalement retiré car ne correspondant pas réellement à la définition de méchant. On vous laisse juger. Sa description était la suivante :

« Les grandes histoires sont bien souvent issues de grandes rivalités. Dans le remarquable Amadeus de Forman, cette sentence trouve tout son sens. Salieri, musicien en vogue, voit son art éclipsé par un insupportable génie : Mozart. L’arrogance, l’origine du talent, le perdant magnifique, tous ces concepts sont brassés avec talent par l’œuvre de Forman et se cristallise dans le complexe et rancunier Salieri. »

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105- James Moriarty – Sherlock Holmes : A Game of Shadow (2011).

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Il n’y a pas de grand héros sans un méchant suprême à la hauteur de sa gloire, une Némesis ultime. Batman a le Joker, Superman a Lex Lutor, Sherlock Holmes a Moriarty. Ce Docteur n’est rien de moins que l’équivalent maléfique de Sherlock Holmes en matière d’intelligence et de déduction. Le plus fameux et le plus intelligent des esprits criminels, régnant sur un empire aux ramifications insondables. Son incarnation par Jared Harris dans la version punchy de Sherlock Holmes par Guy Ritchie est à la hauteur des attentes : sombre, cruel et délectable.

Son interprète : Jared Harris.

Sa scène : Celle où il vide un restaurant entier simplement en frappant un verre d’une cuillère.

Le point culture : James Moriarty est le seul ennemi de Sherlock Holmes a l’avoir défait, forçant même le détective à se suicider avec lui. Ce n’est que sous la pression des fans que Conan Doyle, l’auteur des romans, fit ressusciter le locataire de Baker Street.

La Mention : Impossible d’évoquer Moriarty sans mentionner la performance extraordinaire d’Andrew Scott dans la série Sherlock. Son Moriarty, psychopathe raffiné et séducteur, est absolument génialissime et respire une classe inouïe. La scène où il cambriole les joyaux de la Couronne sur l’air de la Pie Voleuse est absolument démentielle.

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104- Cruella Denfer- Les 101 Dalmatiens (1961).

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« Cruelle diablesse, elle jette tant de sort à toute la ville ».

Le cauchemar de Brigitte Bardot. Cruella d’Enfer est l’ennemie numéro 1 de tout ce qui porte une fourrure. Cruelle mégère rachitique et haute en couleur, elle s’impose comme un tourbillon dans le dessin animé Disney. Mais quand sa cible se porte sur des dalmatiens pour son prochain vêtement, les choses se gâtent pour elle. Une bourgeoise colérique et ridicule de compétition.

Son interprète : Betty Lou Gerson pour le Disney et bien sûr la géniale Glenn Close pour le film de 1996.

Sa scène : la chanson de Roger.

Le point culture : Cruella est en partie inspirée par l’actrice Tallulah Bankhead.

103- Bane – The Dark Knight Rises (2012).

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“You merely adopt the darkness. I was born in it. Molded by it”

Aussi imposant que celui de Batman&Robin était ridicule, le Bane de Christopher Nolan est en plus un homme extrêmement intelligent, aimant par-dessus tout se jouer de la crédulité des gens. Le charisme de Tom Hardy donne au personnage une présence incroyable. S’il perd en consistance à la fin du film-nous ne révélerons rien- ce Bane rend bien justice à l’un des plus terribles ennemis de Batman, le seul à l’avoir littéralement brisé.

Son interprète: Tom Hardy.

Sa scène : La première scène, celle de l’avion.

Le point culture : Tom Hardy, habitué des transformations physiques, a pris 15 kilos pour le rôle.

102- Mister Blonde – Réservoir Dogs (1992).

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« Je vais jouer franco avec toi. Si tu veux la vérité, je m’en cogne de ce que tu sais. Mais je vais te torturer rien qu’un peu. Pour la rigolade … »

La citation précédente pose le personnage. Dans toute la clique des gangsters du film Réservoir Dogs du maitre Tarantino, Mister Blonde est clairement le plus givré et le plus dangereux, un psychopathe en puissance. Et il aime bien le relooking version Van Gogh…

Son interprète : Michael Madsen.

Sa scène : La torture en musique.

Le point culture : Vincent Vega, alias John Travolta dans Pulp Fiction, est le frère de Mister Blonde, de son vrai nom Vic Vega. Tarantino voulait à l’origine faire un film les réunissant mais a finalement abandonné l’idée.

101- Clare Quilty – Lolita (1962).

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« I get sorta carried away, you know, being so normal and everything. »

Peter Sellers, l’un des plus grands acteurs comiques de l’histoire et l’un des plus grands acteurs tout court, a également connu son heure de gloire dans la tragédie. En 1962, ce caméléon se glissait avec génie dans la peau du détestable Clare Quilty, écrivain pervers. Le jeu fantasque de Sellers colle au mieux à la personnalité de cet érotomane qui enlève Lolita à Humbert Humbert. Une performance grinçante pour un personnage qui accentue au mieux le trouble que provoque le film.

Son interprète : Peter Sellers.

Sa scène : La scène de sa mort, au tout début du film : ivre et provocateur, Clare Quilty y est égal à lui-même.

Le point culture : Clare Quilty est beaucoup plus mystérieux dans le roman originel. Il n’y apparait qu’en filigrane pour mieux se révéler à la fin du livre. Fin qui est la première scène du film de Kubrick.

La mention : impossible de ne pas évoquer Docteur Folamour, le génial rôle de docteur nazi du film éponyme de Kubrick, l’autre extraordinaire composition de Sellers pour Kubrick.

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100- C.A. Rotwang – Métropolis (1927).

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Il a donné ses lettres de noblesse à un personnage devenu cliché, voire même caricatural. Rotwang, le scientifique de Métropolis responsable du robot féminin qui va mettre la ville en péril est le premier « savant fou » notable de l’histoire du cinéma. Un personnage habité qui a marqué l’histoire du 7ème art.

Son interprète : Rudolf Klein-Rogge.

Sa scène : La création du robot.

Le point culture : Le laboratoire de Rotwang a inspiré celui du plus célébre des savants fous : Frankenstein.

La Mention : Comment peut-on passer à côté des autres docteurs fous de l’histoire du cinéma, d’autres véritables légendes du 7ème art : le docteur Moreau, le docteur Mabuse ou encore le docteur Cagliari ? Ils méritent une mention distinctive.

Le reste du top :

150-126. 

licontinovich

Etudiant fanatique de ciné, tout simplement.

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